Au pied de la face orientale du mont Bégo se trouve un des plus hauts lacs de la région nommé le « Lac sans Nom ». En ce petit matin du mois de juillet 2006, au moment où le premier rayon du soleil levant vient illuminer le mont Bégo, j'ai photographié son reflet magnifié dans son parfait miroir. Sur le rocher de la rive d'en face se tient dressée la célèbre « Vénus de Lespugne », un des plus grands chefs d'oeuvre du paléolithique qui à vue l'émergence de l'art et du sacré dans l'histoire de l'humanité. Dans le ciel d'azur se lève notre magnifique vaisseau planétaire, le continant africain, terre de nos origines, en premier plan. Le continent où l'humanité est née et d'où elle a essaimé sur toute la Terre. C'est la raison pour laquelle j'ai nommé cette image : « Gaia », la Terre Mère.

 

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Images - messagères
 
         Tout le monde a en mémoire l'émotion des premiers astronautes  à la vision soudaine du lever de la Terre à l'horizon stérile de la lune. Cette vision a révolutionné la vision que l'humanité  avait de sa propre planète et permis de mieux prendre conscience du fragile équilibre de la vie. Il est toujours étonnant de constater comment les chamans de continents et de cultures parfois très éloignés les uns des autres, ont quelque chose de profondément commun, dans l'usage universel qu'ils font du tambour et de la danse par exemple, mais aussi dans leur message de respect pour la vie sous toutes ses formes. Pour eux, à l'image de l'arc-en-ciel, l'homme est appelé à faire le lien entre les forces du Ciel (le monde spirituel) et celles de la Terre (le monde matériel) afin de générer la vie.
        Cette célèbre gravure anonyme du 15e siècle représente un pèlerin qui, traversant le voile des apparences extérieures, découvre une autre réalité, celle du grand cosmos et de la multitude quasi infinie des mondes. Cette image est un parfait symbole de ce que représente l'initiation, qui signifie « être introduit dans le Mystère . Elle nous invite à transcender les limites du visible, mais aussi de tout ce que nous croyons savoir, pour nous ouvrir  à d'autres modalités d'approche du réel, capables d'approfondir et d'enrichir notre compréhension des choses.
        Une image fractale reproduit une structure donnée et imbriquée, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, ce qui crée une perspective vertigineuse qui semble comme plonger dans l'infinie. Les astrophysiciens disent que l'univers aurait une structure fractale : amas de galaxies, galaxies, systèmes solaires, planètes, êtres multicellulaires, cellules, molécules, atomes, particules subatomiques, autant de dimensions qui s'imbriquent les unes dans les autres. Dimensions qui manifestent à chaque niveau des symétries de structures frappantes. Galaxies, systèmes solaires et atomes sont tous constitués d'un noyau autour duquel orbite, étoiles, planètes ou électrons. Le temps se développe également selon une structure fractale : milliards, millions, milliers et centaines d'années, génèrent des scénarios évolutifs qui se répètent indéfiniment : naissance, enfance-maturité, vieillesse, mort et renaissance, cycles d'une éternelle transformation.
        
        Juste à la sortie des grottes du paléolithique, les statues-menhirs représentent la toute première expression d'une statuaire monumentale en Europe. La statue féminine à gauche est la célèbre "Dame de Saint Sernin", à l'origine de leur découverte dans l'Ariège au début du siècle dernier. Ce couple de statues-menhirs semble ouvrir une voie vers un autre monde. Les Amérindiens parlent du « mondes des esprits », C.G.Jung « d'inconscient collectif », Teillard de Chardin de la « noosphère » ou sphère de la conscience humaine, en regard de la biosphère. Tous ces termes sont certainement synonymes d'une même réalité.